Pour préserver ce filtre naturel, il est crucial d’identifier ses principaux agresseurs :
- L’alcool : Considéré comme un poison par le cerveau, il oblige le foie à fournir un travail colossal pour l’éliminer, ce qui l’épuise prématurément.
- Le fructose et les sucres simples : Omniprésents dans l’alimentation moderne, ils saturent rapidement les capacités de traitement hépatique.
- Les graisses saturées : Elles contribuent directement à l’engorgement des cellules.
- Les toxines et certains médicaments : Tout élément chimique ingéré doit être métabolisé par le foie.
Même une hygiène dentaire négligée peut impacter le foie. Avaler quotidiennement les bactéries inflammatoires issues du tartre dentaire contribue à enflammer le tube digestif, une inflammation qui remonte directement au foie par la veine porte.
L’importance cruciale des protéines après 60 ans
Avec l’âge, une modification métabolique majeure survient : la séquestration splanchnique. À 20 ans, le tube digestif conserve environ 20 % des acides aminés (les briques des protéines) pour son propre fonctionnement. À partir de 60 ans, il en séquestre jusqu’à 50 %. Conséquence directe : il reste beaucoup moins de protéines disponibles pour entretenir les muscles, ce qui entraîne fatigue et fonte musculaire (sarcopénie).
Pour contrer ce phénomène, il est indispensable d’augmenter son apport protéique passé la soixantaine. Alors qu’un adulte a besoin d’environ 0,8 gramme de protéines par kilo de poids corporel, ce besoin passe à 1,2 gramme après 60 ans. Si la viande rouge devient moins appétissante, les œufs, le poisson ou la volaille sont d’excellentes alternatives pour maintenir sa masse musculaire et son énergie.